La lumière d'abord.
Ce n'est jamais Doro que l'on peint, mais l'heure qui le baigne. La forme se devine ; l'air se respire. On commence par le ciel, on finit par les yeux.
Doro est une figure si modeste qu'elle tient au creux de la main. Un corps rond comme un galet de craie, deux points d'encre pour les yeux, une rougeur d'aube sur les joues. De son silence naît la légèreté de la lumière.
Cette collection la transporte au bord des étangs, dans les champs de coquelicots, sous les saules, là où Claude Monet posa autrefois son chevalet. Chaque toile est une étude — non du personnage, mais de l'heure qui l'enveloppe.
Peinte au couteau et à la brosse souple, dans la tradition de la touche divisée, Doro respire avec la prairie, ondule avec l'eau, s'efface dans la brume du matin pour mieux ré-apparaître au soleil oblique de cinq heures.

Champ d'Argenteuil, juillet — la touche pure du rouge contre le vert tendre, telle que Monet l'aima.

Giverny, fin de matinée. Les glycines tombent en cascades blanches, le bois courbe se réfléchit dans l'eau dormante.

Cinq heures du matin, l'ombre longue d'une meule de foin. La rosée est encore tiède sur le chaume.
Je voudrais peindre comme l'oiseau chante — et Doro, lui, sait se tenir tranquille pendant que je peins.— Carnet d'atelier, mai MMXXVI
Ce n'est jamais Doro que l'on peint, mais l'heure qui le baigne. La forme se devine ; l'air se respire. On commence par le ciel, on finit par les yeux.
Les couleurs ne se mélangent pas sur la palette mais sur la rétine. Une virgule de sauge à côté d'une virgule d'ocre — et l'œil, à distance, voit le bonheur.
Doro ne bouge pas. Il regarde la mare. Il regarde le foin. Cette immobilité tendre permet à la touche d'être rapide, libre, presque musicale.
L'atelier ouvre ses portes pour une présentation intime de douze petites huiles autour de Doro. Thé, biscuits sablés, et une visite guidée de la mare.
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